Historique

650 Ans d’histoire !

Le Moyen-Âge

Le 18 avril 1348  sont expressément mentionnés dans les archives les «PUERI PSALLETAE» autrement dit : les enfants de la PSALLETTE. Il y a 650 années ! C’était la «Guerre de Cent ans», le temps de Philippe VI de Valois et de Jean le Bon.

Il y avait une huitaine d’élèves à la PSALLETTE, située au sud de la Cathédrale, près de l’actuel escalier du Jet d’Eau. Ils étaient sous la tutelle du chapitre, de qui dépendait leur admission, et qui choisissait leurs professeurs de musique ou de «grammaire».

Leur fête de prédilection était celle des Saints-Innocents, en décembre, sorte de carnaval des enfants. Ils vivaient au rythme des offices liturgiques, avec, en arrière-plan, les échafaudages du chantier de la Cathédrale, et la fréquentation quotidienne des maçons, sculpteurs et verriers… L’école était ouverte sur la vie, déjà…

Quand leur voix muait, les enfants quittaient la petite communauté, munis d’un modique pécule versé par le trésorier du Chapitre.

Certains poursuivaient une carrière musicale : plusieurs, au XVIIIème siècle, furent acceptés à la Chapelle Royale de VERSAILLES et des professeurs de la PSALLETTE se firent un nom dans la musique, tel François MARC (fin XVIIIème).

Maquette de la cathédrale du Mans vers 1760. La Psallette aménagera en 1857 dans les bâtiments de l’ancien évêché attenant à la chapelle disparue.

L’époque contemporaine

La Révolution Française vint interrompre cette «vie simple et tranquille», qu’avaient perturbée jusqu’alors seulement les épidémies de peste et la guerre.

La PSALLETTE renaîtra après le Concordat de 1801, grâce à l’appui du préfet AUVRAY : elle reprit ses activités près de la place Saint-Michel, sous la tutelle retrouvée des chanoines. Devenue institution d’utilité publique, le Second Empire la protège et lui attribue un bâtiment appartenant à l’État : ce qui restait de l’ancien évêché, sur le côté nord de la cathédrale. Malgré les lois de séparation, la PSALLETTE put conserver ces locaux. Son statut, au regard de l’Église diocésaine, était celui d’un pré-séminaire.

Plusieurs personnalités imprimèrent leur marque à son histoire : dans la seconde partie du siècle dernier, le chanoine ALBIN, supérieur, éducateur attentif. Il contribua à l’élaboration de nouvelles verrières de la Cathédrale, dans l’esprit des créateurs médiévaux.

Parmi ses successeurs à la tête de l’établissement, les chanoines COUILLARD et PIOGER, maîtres de chapelle et compositeurs. L’effectif des élèves – de 40 en 1913 – atteignait le chiffre de 80 en 1953, à la fin du supériorat du père PIOGER.

La Psallette, photographie de la fin du XIXe siècle.

La Psallette aujourd’hui

Sous la direction du Père LENORMAND, la PSALLETTE allait connaître de grandes mutations : la fin de la tutelle du chapitre, et la signature du contrat d’association avec l’État – un des premiers conclus dans le diocèse – En 1969, par son jumelage avec l’école de filles St Vincent, la Psallette de la Cathédrale devenait «École et Collège mixte Psallette Saint-Vincent».

Ses élèves, désormais conduits jusqu’à la fin de la classe de 3ème, étaient 300 en 1970, année du transfert de l’établissement dans les bâtiments neufs édifiés sur le site de l’ancien Patronage de Notre-Dame du Tertre.

Plusieurs autres tranches de construction ont donné à l’ensemble scolaire ses dimensions actuelles et ont permis d’accueillir près de 1000 élèves en 1985, à la veille de la fermeture – inéluctable – de l’internat.

Mais son histoire continue ! Sous la direction de chefs d’établissement laïcs : Pierre DROUET de 1988 à 1995, Eric Marras de 1995 à 2006, Philippe TAFFOREAU de 2006 à 2011 et Fabrice JAMIN depuis 2011, l’école poursuit son effort de rénovation, d’ouverture sur l’Europe : fidèle à sa devise, et fière de son passé, la PSALLETTE se tourne résolument vers l’avenir.

En 2017, des travaux sont entrepris pour restructurer, embellir et améliorer l’accessibilité des bâtiments.

-Vincent».

La Psallette Saint Vincent en 2020

Les commentaires sont clos.